Sur cette page, le calendrier et les résultats des divers travaux de l’analyse du PAT seront disponibles au fur-et-à mesure de leurs avancées.

D’ores et déjà en septembre 2018, des travaux de diagnostic ont débuté :

  • l’enquête consommateurs
  • l’estimation du potentiel de développement de la consommation locale
  • les attentes des acteurs du PAT  dont les producteurs (enquête producteurs ici) et la restauration scolaire
     1. L’enquête consommateurs

Objet :

s’adresser aux citoyens du territoire pour :

  • connaître les attentes des habitants qui pratiquent déjà un acte d’achat local d’un produit local
  • connaître les freins à la pratique des circuits-courts, pour les habitants qui n’achètent pas encore de produits locaux
  • évaluer la place et l’intérêt de la consommation locale de produits locaux mais cette fois-ci, non marchande (les jardins privés, les jardins d’ouvriers, etc.)

Le travail :

Cette commande a été passée début septembre à des étudiants du territoire dans le cadre d’un partenariat avec la licence professionnelle Valorisation Animation Médiation des Territoires Ruraux (Université Bordeaux Montaigne).

La méthode retenue par les étudiants consiste à interroger des citoyens sur le terrain (à la sortie d’écoles du territoire, sur les marchés de plein air, sur des parking de supermarchés), et par enquêtes dématérialisées. Ce sont au total 360 questionnaires qu’ont pu recueillir les étudiants.

Les résultats :

Les résultats ont été présentés par les étudiants aux acteurs du PAT et aux habitants le 16 octobre 2018 au lycée agricole de Coulounieix-Chamiers.

Le rapport complet des étudiants est téléchargeable ici. La présentation du 16 octobre est consultable ici.

Les principaux enseignements :

  • l’attention aux produits alimentaires : 60% des sondés se disent attentifs à la provenance des aliments / 40% ne s’en soucient pas ou rarement
  • sur la consommation « non-marchande » (jardins, famille…) :

. près d’un quart des sondés (23%) consomment des aliments issus d’une production non-marchande !  77% déclarent ne jamais y avoir accès ou quelques fois

. parmi les 23% : 45% disent y avoir recours pour la qualité, 29% pour le plaisir, et 21% pour réaliser des économies

  • sur la « consommation marchande » :

. 42% des enquêtés disent avoir recours aux circuits courts et 58% seulement parfois ou jamais, soit un fort potentiel de fidélisation et captation de consommateurs nouveaux.

. Les principales motivations ressorties sont : la qualité des produits 23%, l’économie locale 18%, la santé 13%, l’environnement 12% et le lien social 10%.

. A la question, « pourquoi ne passez-vous pas par des circuits-courts« , les réponses les plus fréquentes sont : par manque de temps à 55%, pas facilement accessible ou pas simple d’accès 32%, par manque d’information 32%, à cause du prix 30%. A noter que près d’un consommateur sur 5 n’y voit pas d’intérêt ou trouve cela trop « snob ».

. Ce qu’attendent avant tout les consommateurs est : le développement de l’information/communication, une facilité d’accès, une attention aux prix, une augmentation de l’offre en supermarché, des événements ou manifestations sur les produits locaux.

. Corolaire, ce que pensent les consommateurs des circuits-courts :

– en positif : ce sont des produits de meilleurs qualité et cela leur apporte un plaisir,

– en négatif : il manque de l’information et ils sont peu développés.

     2. L’estimation du potentiel de développement de la consommation locale

Objet :

  • définir les « produits locaux » concernés par le PAT
  • pour la suite des travaux du PAT et pour convaincre les producteurs, se doter d’un premier argument économique quantifié
  • interroger les distributeurs sur les partenariats attendus

Le travail :

La méthode consiste à s’adresser aux distributeurs du territoire pour :

  • d’une part, évaluer avec eux la part actuelle des produits locaux dont bio dans le total du volume de vente des produits alimentaires
  • d’autre part, recueillir leurs prévisions de ces mêmes volumes 5 ans
  • les croiser avec les tendances nationales ou régionales constatées
  • et en déduire le potentiel d’évolution de la demande en produits locaux, et donc le potentiel économique que cela représente pour l’agriculture locale
  • interroger les producteurs sur les partenariats attendus

Les résultats de ce travail seront disponibles en avril 2019.

      3. L’enquête des acteurs du PAT

Des entretiens individuels sont menés auprès des acteurs qui veulent s’impliquer dans le PAT : collectivités, Chambre d’agriculture, SAFER, collectif les pieds dans le plat, Agrobio Périgord, Terre de liens, distributeurs, grossistes, syndicats agricoles, etc.

Mais le PAT est avant tout un projet de développement économique ; il interroge donc les agriculteurs du territoire : par le biais d’une enquête dématérialisée qui reste disponible en cliquant ici, et par la suite, par des rencontres sur chaque EPCI du territoire. Ces rencontres devraient avoir lieu en juin 2019.

L’une des ambitions fortes du PAT est d’augmenter la part de produits locaux dont bio, dans la restauration scolaire. Une enquête est donc en cours auprès des cantines et des rencontres auront également lieu collectivement avec leurs gestionnaires.