Les travaux du SCoT ont fait émerger une forte attente, à la fois de la part des élus, mais également de la part des agriculteurs et d’autres opérateurs économiques (Chambre d’agriculture, Agrobio Périgord…), en faveur du développement d’une agriculture de proximité pouvant répondre, au moins en partie, aux besoins alimentaires locaux.

Le SCoT est un outil important pour développer un tel projet ; il constituera l’un des outils disponibles pour répondre aux enjeux fonciers du développement d’une agriculture de proximité.

Mais par ailleurs, de nombreuses questions se posent :

  • Comment faciliter l’installation de nouveaux agriculteurs sur le territoire ?
  • Comment assurer une production suffisante, pour alimenter les crèches, écoles, centres de loisirs du territoire, mais également tous les circuits de vente aux habitants ?
  • Comment faire en sorte que cette agriculture de proximité soit viable et garantisse une source de revenus suffisants et décents aux producteurs ?
  • Quelle logistique nécessaire pour permettre transformation et approvisionnement ?
  • Quelles sensibilisations faut-il mettre en place auprès des habitants (enfants, parents, cuisiniers…) ?
  • Enfin, quels dialogues entre les différents acteurs d’un projet aussi vaste faut-il parfaire pour le mener à bien ?

C’est à l’ensemble de ces questions qu’un Projet Alimentaire Territorial (PAT) peut et devra répondre.

 

Les élus du Pays qui portent le PAT ont souhaité que ce projet puisse répondre à 4 ambitions :

  • développer l’économie de proximité
  • améliorer la qualité environnementale
  • préserver la santé des citoyens
  • contribuer aux liens sociaux sur le territoire

Les élus ont insisté sur la nécessité de convaincre économiquement les producteurs du bien fondé de ce projet ; les producteurs seront ainsi les acteurs premiers de l’élaboration du PAT, aux côtés de l’ensemble des acteurs socio-économiques, des collectivités et des citoyens.

La « vie » du PAT va connaître 2 phases :

  • tout d’abord, l’élaboration de la stratégie : définir tout ce qu’il y a à faire et par qui, pour réaliser un PAT avec complétude
  • ensuite, la mise en œuvre du PAT : réaliser les actions identifiée, suivre, piloter et évaluer le projet afin de le faire évoluer si besoin.

 

En octobre 2018, débute la première phase, l’élaboration de la stratégie, qui se déroulera elle-même en 2 étapes successives :

  • une analyse : elle aura pour objet d’identifier les problématiques et le enjeux sur chaque grand chantier d’un PAT (l’installation, la production, la 1ère transformation, l’approvisionnement, la commercialisation, l’animation, etc.)
  • un plan d’actions : les acteurs du PAT établiront la liste des actions nécessaires pour sa complète mise en œuvre, de la formation à la sensibilisation des consommateurs, en passant par l’installation, la production, la transformation, la logistique, la communication, … Parmi ces actions, certaines existeront déjà mais pourront être à élargir, et d’autres seront les actions nouvelles à déployer.

Cette première phase conditionne par la suite toute la réussite de la mise en œuvre du PAT ; les élus ont donc souhaité se donner un vrai temps pour son élaboration qui s’échelonnera à minimum sur 8 mois.